31 août 2007
La toute nouvelle façon de redimensionner une image... Impressionnant, autant que la célérité de l'entreprise Adobe à embaucher le créateur de cette technique, ou que la puissance marketing qu'une vidéo publiée sur YouTube par ledit créateur, qui a donc trouvé un boulot 2 jours après l'avoir mise sur Internet...
28 août 2007
La France diplomatique
Un (millionnaire) Américain s'extasie devant la perfection d'un jardin anglais et demande combien il faut payer pour avoir ce résultat. L'Anglais répond : "beaucoup de passion et de soin, de patience, de dévouement, et surtout des siècles d'entretien".
Un français normal, un peu au courant de l'Histoire de France et de ce qui se passe dans le monde, conscient du rayonnement que la France devrait avoir (culturel, mais aussi diplomatique, juridique, artistique, littéraire...), doit comme moi secrètement rêver avec nostalgie de cette époque - il n'y a qu'un siècle, - où le français était la langue internationale, parlée par tous les gens éduqués dans le monde occidental et oriental. Non, désolé, rien à dire sur l'austral, je parle de culture, pas de culturisme.
De cette époque il ne nous reste que quelques cendres fumantes. La 2de guerre d'Irak a été la nouvelle preuve douloureuse que, malgré une stendinne ovéhicheunne de l'Assemblée des Nations-Unies en ce fameux 14 février 2003 pour applaudir - alors que c'est interdit - une tirade historique de notre ministre des Affaires étrangères de l'époque, l'unité internationale ne put se faire, puisqu'elle aurait été à l'opposé de ce que cherchaient les musculeux Américains.
"Et c'est un vieux pays, la France, un vieux continent comme le mien, l'Europe, qui vous le dit aujourd'hui, qui a connu les guerres, l'Occupation, la barbarie. Un pays qui n'oublie pas et qui sait tout ce qu'il doit aux combattants de la liberté venus d'Amérique et d'ailleurs. Et qui pourtant n'a cessé de se tenir debout face à l'Histoire et devant les hommes. Fidèles à ses valeurs, il veut agir résolument avec tous les membres de la communauté internationale."
C'était beau. C'était la France et c'était beau : un vibrant hommage à cette époque centenaire où les discours politiques, écrits presque littéraires, étaient lus pour transporter des foules qui n'y comprenaient pas toujours grand chose. D'ailleurs, unanime fut la Nation, sursautant, interloquée, se regroupant pour lever le poing derrière ce fougueux ministre en costume trop large qui voulait agiter l'étendard tricolore sous le nez du tout-puissant et de sa petite copine la Perfide. Le poing levé rassemble les foules, en France.
Resplendissante, si belle, cette idée de la Justice que toutes les patries en paix pourraient ensemble recueillir et présenter dans une bienveillance paternelle à cette soeur malade, l'Irak la moustachue, en se reposant sur la mémoire séculaire des souffrances que toutes nos générations ont vécu, les unes après les autres, jusqu'à nos pauvres grands-parents.
Que l'on puisse au moins se partager équitablement le pétrole entre nations occidentales, salauds ! C'est trop facile de tout raser puis de s'embaucher pour reconstruire aux frais de la communauté internationale, en prenant des airs de sauveurs de la démocratie. Non Monsieur. Nous le savons mieux que quiconque : la démocratie vient du peuple qui doit vouloir l'obtenir, certainement pas de la soldatesque américaine.
Les symptômes sont toujours les mêmes : les Français y nous emmerdent à donner leur avis, pour qui y s'prennent ceux-là. Alors qu'on va se faire une petite guerre éclair, mon petit Tony, j'te dis que ça.
- C'est ça, comme en Quatorze.
Bref, montée sur ses ergots, la France a traversé le désert en matière diplomatique de son côté pendant que Tony et George bombaient le torse en souriant - et en descendant chaque jour un peu plus dans les sables mouvants du désert de paix.
4.000 djiahizes plus tard, on s'est rendu compte que depuis l'Occident, un Chiite, ça ressemble vachement à un Sunnite, et qu'un terroriste, ça ressemble vachement à un civil. Ou l'inverse.
2007. La France rattrape d'un geste élégant le rideau qui tombe sur l'Axe du Bien et se hisse sur la scène en saluant bien bas. Applaudissements, s'il vous plaît. Elle entend bien faire payer sa participation, faire ravaler leur salive à ceux qui lui ont donné le désagréable rôle de Cassandre. En France, quand on avale de travers, on se repose contre le dossier de sa chaise le temps de reprendre ses esprits, puis on recrache, avec tout plein d'acide gastrique. La France, la grande.
C'est très fin, d'ailleurs, mais en suivant d'heure en heure le déroulé des événements grâce à l'AFP (Agence France Presse, pas American Free Press ni Australian Federal Police), on constate que les pions avancent à grand pas. Faut dire que l'adversaire a les pieds dans la boue jusqu'aux genoux.
Premier coup : Kouchner se rend en Irak et rencontre le gouvernement. La France se pose en conciliateur pour mettre un terme à la guerre, et rappelle l'existance de l'ONU. Très bon accueil des Irakiens qui se souviennent de l'opposition à la guerre de la France.
Deuxième coup : Sarkozy se refait son bronzage aux États-Unis et rappelle que la France n'est pas qu'un pays obtu et braqué. Il fait miroiter un retour de la France aux côtés des Américains sur certaines positions. "Nos cousins les Ricains". Bush a les yeux qui brillent, l'oreille alerte. C'est qu'il faut finir 8 ans de règne sur du positif et ça fait 8 ans que c'est mal parti.
Troisième coup : Bernard téléphone à Condoleezza et lui dit : "écoute, il faut changer de Premier ministre, Maliki, personne ne l'aime. Il doit être remplacé". Elle ne réagit pas ? Tant pis pour elle.
Quatrième coup : il fait une annonce publique de sa proposition, dans laquelle il souligne que Bush "semble très attaché à Maliki", mais que tout le monde veut qu'il parte.
Cinquième coup : le sénateur Hillary Clinton, qui a compris le mouvement et qui brigue la mandature démocrate, déclare à son tour que Maliki doit partir. A l'Ouest, du nouveau.
Sixième coup : Kouchner, qui a ainsi pu vérifier que ça embraillait, passe la seconde : Abdoul Mahdi [actuellement l'un des vice-présidents] a tout à fait le profil. "Il est solide. Parmi les personnes qui sont disponibles, il est largement considéré comme l'un de ceux qui pourraient avoir le poste". Notez comme moi que "l'un de ceux", ça veut dire qu'il y en a d'autres, mais tourné comme ça on a l'impression qu'il est le seul.
Septième coup : Le Premier ministre irakien s'insurge naturellement de se voir montrer la porte sans préavis et demande réparation et excuses indignées à la France. Bush va devoir prendre position et choisir de soutenir soit Maliki que l'on dit seul, soit la France et tout ce qu'elle représente en termes de sauvetage de face.
Et Kouchner de rajouter, subtile, une main tendue et l'autre levée : "Mahdi, c'est un gars impressionnant... et pas seulement parce qu'il a étudié en France".
J'les entends d'ici grincer, les dents à Dobeuliou. C'est une grosse concession qu'il va devoir faire, et pas une concession de pétrole cette fois-ci.
Des siècles de diplomatie, mon petit George.
Un français normal, un peu au courant de l'Histoire de France et de ce qui se passe dans le monde, conscient du rayonnement que la France devrait avoir (culturel, mais aussi diplomatique, juridique, artistique, littéraire...), doit comme moi secrètement rêver avec nostalgie de cette époque - il n'y a qu'un siècle, - où le français était la langue internationale, parlée par tous les gens éduqués dans le monde occidental et oriental. Non, désolé, rien à dire sur l'austral, je parle de culture, pas de culturisme.
De cette époque il ne nous reste que quelques cendres fumantes. La 2de guerre d'Irak a été la nouvelle preuve douloureuse que, malgré une stendinne ovéhicheunne de l'Assemblée des Nations-Unies en ce fameux 14 février 2003 pour applaudir - alors que c'est interdit - une tirade historique de notre ministre des Affaires étrangères de l'époque, l'unité internationale ne put se faire, puisqu'elle aurait été à l'opposé de ce que cherchaient les musculeux Américains.
"Et c'est un vieux pays, la France, un vieux continent comme le mien, l'Europe, qui vous le dit aujourd'hui, qui a connu les guerres, l'Occupation, la barbarie. Un pays qui n'oublie pas et qui sait tout ce qu'il doit aux combattants de la liberté venus d'Amérique et d'ailleurs. Et qui pourtant n'a cessé de se tenir debout face à l'Histoire et devant les hommes. Fidèles à ses valeurs, il veut agir résolument avec tous les membres de la communauté internationale."
C'était beau. C'était la France et c'était beau : un vibrant hommage à cette époque centenaire où les discours politiques, écrits presque littéraires, étaient lus pour transporter des foules qui n'y comprenaient pas toujours grand chose. D'ailleurs, unanime fut la Nation, sursautant, interloquée, se regroupant pour lever le poing derrière ce fougueux ministre en costume trop large qui voulait agiter l'étendard tricolore sous le nez du tout-puissant et de sa petite copine la Perfide. Le poing levé rassemble les foules, en France.
Resplendissante, si belle, cette idée de la Justice que toutes les patries en paix pourraient ensemble recueillir et présenter dans une bienveillance paternelle à cette soeur malade, l'Irak la moustachue, en se reposant sur la mémoire séculaire des souffrances que toutes nos générations ont vécu, les unes après les autres, jusqu'à nos pauvres grands-parents.
Que l'on puisse au moins se partager équitablement le pétrole entre nations occidentales, salauds ! C'est trop facile de tout raser puis de s'embaucher pour reconstruire aux frais de la communauté internationale, en prenant des airs de sauveurs de la démocratie. Non Monsieur. Nous le savons mieux que quiconque : la démocratie vient du peuple qui doit vouloir l'obtenir, certainement pas de la soldatesque américaine.
Les symptômes sont toujours les mêmes : les Français y nous emmerdent à donner leur avis, pour qui y s'prennent ceux-là. Alors qu'on va se faire une petite guerre éclair, mon petit Tony, j'te dis que ça.
- C'est ça, comme en Quatorze.
Bref, montée sur ses ergots, la France a traversé le désert en matière diplomatique de son côté pendant que Tony et George bombaient le torse en souriant - et en descendant chaque jour un peu plus dans les sables mouvants du désert de paix.
4.000 djiahizes plus tard, on s'est rendu compte que depuis l'Occident, un Chiite, ça ressemble vachement à un Sunnite, et qu'un terroriste, ça ressemble vachement à un civil. Ou l'inverse.
2007. La France rattrape d'un geste élégant le rideau qui tombe sur l'Axe du Bien et se hisse sur la scène en saluant bien bas. Applaudissements, s'il vous plaît. Elle entend bien faire payer sa participation, faire ravaler leur salive à ceux qui lui ont donné le désagréable rôle de Cassandre. En France, quand on avale de travers, on se repose contre le dossier de sa chaise le temps de reprendre ses esprits, puis on recrache, avec tout plein d'acide gastrique. La France, la grande.
C'est très fin, d'ailleurs, mais en suivant d'heure en heure le déroulé des événements grâce à l'AFP (Agence France Presse, pas American Free Press ni Australian Federal Police), on constate que les pions avancent à grand pas. Faut dire que l'adversaire a les pieds dans la boue jusqu'aux genoux.
Premier coup : Kouchner se rend en Irak et rencontre le gouvernement. La France se pose en conciliateur pour mettre un terme à la guerre, et rappelle l'existance de l'ONU. Très bon accueil des Irakiens qui se souviennent de l'opposition à la guerre de la France.
Deuxième coup : Sarkozy se refait son bronzage aux États-Unis et rappelle que la France n'est pas qu'un pays obtu et braqué. Il fait miroiter un retour de la France aux côtés des Américains sur certaines positions. "Nos cousins les Ricains". Bush a les yeux qui brillent, l'oreille alerte. C'est qu'il faut finir 8 ans de règne sur du positif et ça fait 8 ans que c'est mal parti.
Troisième coup : Bernard téléphone à Condoleezza et lui dit : "écoute, il faut changer de Premier ministre, Maliki, personne ne l'aime. Il doit être remplacé". Elle ne réagit pas ? Tant pis pour elle.
Quatrième coup : il fait une annonce publique de sa proposition, dans laquelle il souligne que Bush "semble très attaché à Maliki", mais que tout le monde veut qu'il parte.
Cinquième coup : le sénateur Hillary Clinton, qui a compris le mouvement et qui brigue la mandature démocrate, déclare à son tour que Maliki doit partir. A l'Ouest, du nouveau.
Sixième coup : Kouchner, qui a ainsi pu vérifier que ça embraillait, passe la seconde : Abdoul Mahdi [actuellement l'un des vice-présidents] a tout à fait le profil. "Il est solide. Parmi les personnes qui sont disponibles, il est largement considéré comme l'un de ceux qui pourraient avoir le poste". Notez comme moi que "l'un de ceux", ça veut dire qu'il y en a d'autres, mais tourné comme ça on a l'impression qu'il est le seul.
Septième coup : Le Premier ministre irakien s'insurge naturellement de se voir montrer la porte sans préavis et demande réparation et excuses indignées à la France. Bush va devoir prendre position et choisir de soutenir soit Maliki que l'on dit seul, soit la France et tout ce qu'elle représente en termes de sauvetage de face.
Et Kouchner de rajouter, subtile, une main tendue et l'autre levée : "Mahdi, c'est un gars impressionnant... et pas seulement parce qu'il a étudié en France".
J'les entends d'ici grincer, les dents à Dobeuliou. C'est une grosse concession qu'il va devoir faire, et pas une concession de pétrole cette fois-ci.
Des siècles de diplomatie, mon petit George.
27 août 2007
Le Hakka qu'on verra pas
Eh oui, la coupe du Monde arrivant à grand pas, la Nouvelle Zélande nous a préparé un nouveau petit Hakka. Il est assez différent de l'ancien, pour ceux qui connaissent. Il est maintenant interrompu par des coupures de rythme, ce qui le rend encore plus impressionnant, comme quand on relâche la pédale d'accélérateur au feu rouge après avoir fait vrombir le capot. Et il se termine par un geste horizontal du pouce sur le cou, geste qui est encore en question ici : le monde va-t-il bien le prendre ? Va-t-il l'apprécier ? Saura-t-il comprendre que les All-Blacks veulent vraiment porter le deuil de leurs adversaires, ou va-t-il mal l'interpréter et y voir un geste agressif ??
J'en ai discuté avec deux Kiwis autour d'une bière au Fox Ale House, et j'ai dû pour la peine leur traduire le premier couplet de la Marseillaise. Ils ont trouvé que franchement, le Hakka, c'était pas plus saignant, mais qu'au moins la Marseillaise portait l'Histoire d'une lutte grandiose du peuple français. Ils m'ont aussi dit que l'hymne français est de loin le plus beau des hymnes nationaux, ce que je vais commencer à croire objectivement puisque c'est aussi ce que nous disait ce cher Docteur Murtagh, professeur d'Irish Studies à Athlone (Eire).
La réponse pour le pouce très bientôt, mais je plaiderais pour qu'ils le gardent, c'est d'un exotique, très Cher ! Avec leurs veines saillantes au cou et aux tempes, leurs dents serrées et leurs yeux exorbités ! Quelles réjouissances en perspectives !!
En attendant, pour mémoire, voici le Hakka qu'on ne verra plus jamais en direct (et désolé pour la pub).
J'en ai discuté avec deux Kiwis autour d'une bière au Fox Ale House, et j'ai dû pour la peine leur traduire le premier couplet de la Marseillaise. Ils ont trouvé que franchement, le Hakka, c'était pas plus saignant, mais qu'au moins la Marseillaise portait l'Histoire d'une lutte grandiose du peuple français. Ils m'ont aussi dit que l'hymne français est de loin le plus beau des hymnes nationaux, ce que je vais commencer à croire objectivement puisque c'est aussi ce que nous disait ce cher Docteur Murtagh, professeur d'Irish Studies à Athlone (Eire).
La réponse pour le pouce très bientôt, mais je plaiderais pour qu'ils le gardent, c'est d'un exotique, très Cher ! Avec leurs veines saillantes au cou et aux tempes, leurs dents serrées et leurs yeux exorbités ! Quelles réjouissances en perspectives !!
En attendant, pour mémoire, voici le Hakka qu'on ne verra plus jamais en direct (et désolé pour la pub).
Minutes from Auckland (L'étendard sanglant est levé)
Je montre quelques photos de mon mariage à mes collègues
Collègue 1 : Dis donc, Guillaume, tu sais que tu ressembles vraiment à un 'French man' là-dessus !
Je me redresse avec un humble sourire satisfait… Je suis donc, même au bout du monde, reconnu comme le fils légitime de ma grande Patrie !
Collègue 2 : Euh, tu sais je crois qu’il a pris ça comme un compliment…
Moi (tombant les épaules) : Euh... (Connards !)
Collègue 1 : Dis donc, Guillaume, tu sais que tu ressembles vraiment à un 'French man' là-dessus !
Je me redresse avec un humble sourire satisfait… Je suis donc, même au bout du monde, reconnu comme le fils légitime de ma grande Patrie !
Collègue 2 : Euh, tu sais je crois qu’il a pris ça comme un compliment…
Moi (tombant les épaules) : Euh... (Connards !)
Minutes from Auckland (Joie discrète, humble et fidèle...)
Un Australien : Ah Guillaume, j’ai rencontré un type hier, il venait de Belgique ou de Pologne, tu vois, un pays comme ça, ça m'a fait penser à toi.
Moi : étrange...
Moi : étrange...
25 août 2007
Oui, quoi ?

Cher Bill Gates,
quand on pose une question, il faut la poser jusqu'au bout, sinon on ne laisse pas vraiment le choix. Ça donne l'impression qu'on n'a pas vraiment tous les éléments en main pour être libre d'être d'accord ou pas.
Un peu comme quand on veut acheter un ordinateur et qu'on ne veut pas de Windows en même temps.
Il faut arrêter maintenant, ça commence à bien faire.
24 août 2007
Minutes from Auckland (Allons-z-enfants...)
J’attends une pinte au comptoir du O’Hagans et entame une conversation de pub avec deux Kiwis.
Moi (un brin sarcastique) : Alors, ça fait quoi d’avoir la reine d’Angleterre comme chef d’État ? Je vois que vous survivez malgré tout ! Les Néo-Zélandais sont un peuple fort...
NZ 1 : La reine d’Angleterre ? Ah oui, c’est vrai, ça… Bah, on s’en fout complètement en fait !
Moi : Ah bon ? Il serait temps de demander l’indépendance, non ?
NZ 1 : Pourquoi ? Ça changerait rien !
Moi : Vous avez quand même le drapeau britiche sur le vôtre, comme les Australiens, c’est une raison suffisante…
NZ 2 : Mouais, ben normal puisque c’est le même drapeau…
Moi : Oui, en même temps y en a qu’un d'Union Jack !
NZ 1 : Un quoi ? Ah, le drapeau Anglais ?
Moi : Non, celui du Royaume-Uni…
NZ 2 : Oui c’est sûr, mais on a aussi le même drapeau que l’Australie.
NZ 1 : Non, ils sont différents, je crois que le drapeau australien a une étoile en plus.
NZ 2 : Je crois pas, en plus j’ai habité 5 ans à Sydney, alors je le saurais !
NZ 1 : Si tu le dis... c’est marrant, ça aurait été logique qu’ils soient différents puisqu'on est deux pays différents… Quoi que...
En quittant le comptoir, on regarde les drapeaux accrochés au plafond.
Moi : Tu vois, c’est le drapeau français, là le drapeau italien et celui-là, c’est l’Irlande. Ça va être dur, mais tu trouves les différences ?
NZ 2 : Bah d’ici ils sont tous pareils. Et c’est quoi celui-là ? L’Allemagne, non ?
Moi : Pas loin, c’est l’Angleterre…
Moi (un brin sarcastique) : Alors, ça fait quoi d’avoir la reine d’Angleterre comme chef d’État ? Je vois que vous survivez malgré tout ! Les Néo-Zélandais sont un peuple fort...
NZ 1 : La reine d’Angleterre ? Ah oui, c’est vrai, ça… Bah, on s’en fout complètement en fait !
Moi : Ah bon ? Il serait temps de demander l’indépendance, non ?
NZ 1 : Pourquoi ? Ça changerait rien !
Moi : Vous avez quand même le drapeau britiche sur le vôtre, comme les Australiens, c’est une raison suffisante…
NZ 2 : Mouais, ben normal puisque c’est le même drapeau…
Moi : Oui, en même temps y en a qu’un d'Union Jack !
NZ 1 : Un quoi ? Ah, le drapeau Anglais ?
Moi : Non, celui du Royaume-Uni…
NZ 2 : Oui c’est sûr, mais on a aussi le même drapeau que l’Australie.
NZ 1 : Non, ils sont différents, je crois que le drapeau australien a une étoile en plus.
NZ 2 : Je crois pas, en plus j’ai habité 5 ans à Sydney, alors je le saurais !
NZ 1 : Si tu le dis... c’est marrant, ça aurait été logique qu’ils soient différents puisqu'on est deux pays différents… Quoi que...
En quittant le comptoir, on regarde les drapeaux accrochés au plafond.
Moi : Tu vois, c’est le drapeau français, là le drapeau italien et celui-là, c’est l’Irlande. Ça va être dur, mais tu trouves les différences ?
NZ 2 : Bah d’ici ils sont tous pareils. Et c’est quoi celui-là ? L’Allemagne, non ?
Moi : Pas loin, c’est l’Angleterre…
20 août 2007
Matière grise contre matière noire
La question de l'univers, au sens très très large (astronomiquement large, hem), recèle quelques questions dont nous n'aurons pas la réponse, du moins de notre vivant. C'est un petit "nous" qui veut dire vous et moi, parce que s'il voulait dire "nous, les humains", bah j'espère bien que "nous" vivrons assez longtemps pour trouver les réponses (ou qu' "on" nous les donne, la mi ré mi sol mi [la-do-mi-fa-do-mi-fa], hin hin hin).
Quand on se balade sur Internet, on peut trouver des choses extraordinaires, et depuis que j'ai enfin une connection chez moi (2 mois pour y arriver, merci), j'ai de quoi m'occuper. En fait ça m'a tellement manqué que j'ai plombé 2Go en trois jours alors que je suis limité à 3Go par mois. Pas l'habitude d'être limité, ni dans le temps, ni dans l'espace. Merci Free, sa Freebox et sa Freeboptique.
Enfin voilà. La science est un monde à part, où les gens sont capables de s'étriper pour défendre, ou surtout descendre une théorie, en oubliant parfois que tous ses fondements théoriques ont toujours été remis en cause depuis la nuit des temps. De Darwin en passant par Newton, c'est la théorie de l'évolution, finalement.
- Mais moi je vous dit qu'il y a des cordes dans l'univers !!
- Mais non, triple idiot, puisqu'il y a 11 dimensions !!!!
On postule en ce moment, en tout cas c'est la mode, que l'univers est composé de 70% de quelque chose qu'on ne connait pas, ou plutôt qui devrait exister parce que c'est le résultat d'un croisement entre des calculs de savants qui cherchent à éclairer la pénombre, et la pénombre elle-même, observée depuis notre système planétaire (les échelles astronomiques). Oh, je ne juge pas ces théories, je suis bien mal placé pour jeter la première astéroïde. On postule deux choses en fait dans le cas qui nous intéresse, j'ai nommé la "matière noire" et "l'énergie sombre".
Oui, c'est vrai, on peut faire le rapprochement avec les trous noirs : sont-ils des objets dont le seul but existentiel est de tout bouffer sur leur passage, sont-ce des passages vers des univers parallèles ? Tan-tan-tan ! On le saura plus tard, peut-être, dans une prochaine dimension. Et je parie que quand on ("on" large) s'approchera de la limite de l'univers (si elle existe, mais est-elle seulement concevable ?), on appellera ça un "mur noir". Il est des mystères (sombres) qui feront date.
Et dire qu'on trouvera toujours un mercenaire prêt à encaisser des millions de dollars pour être filmé en direct en train de passer, pour la première fois de toute l'histoire l'humanité, la tête de l'autre côté.
- Non !! C'est le vide, n'y vas pas !! criera sa pauvre mère en larmes.
- 200 euros qu'il n'a plus de cheveux quand il revient, entendra-t-on dans un pub irlandais.
- Nous l'avons en plein dans l'axe, général ! S'il recule, sanction ! S'il se transforme en aliène, sanction ! s'exclamera un sergent-colonel du fier Corps des Marines de l'Armée Opérationnelle Intergalactique de la Fédération des Etats-Unis d'Amérique Terrestre du Système Solaire (celui de la Voie Lactée, 6ème branche Nord-est).
- Il devrait mourir sur le coup, mais sans souffrir, écriront les journaux.
Ces mystères... Comme par exemple pourquoi tout le monde croit que deux tours se sont écroulées au World Trade Center alors qu'il y en a eu trois.
Si, la troisième, nommée WTC 7, abritait entre autres des dossiers genre "tendu" du FBI, de la CIA (ils y avaient des tonnes d'archives, pas de chance !!), et tiens-comme-par-hasard les gros, poilus et huileux dossiers de l'affaire Enron dont j'ai oublié le nombre de centaines de milliards de dollars qui ont été détournés. Elle aussi - WT7 - est tombée à la vitesse de la chute libre, ce qui remet complètement en cause la théorie de l'attraction universelle de Newton. Et je ne parle pas des spéculations financières et historiques sur les deux compagnies aériennes impliquées dans les craches, une semaine avant les événements, comme si "on" avait prévu qu'elles perdraient de l'altitude, en bourse. Ca sens la thermite brulée, cette histoire.
Je ne veux passer pour un adepte des théories de la conspiration qui en général me font passer de bons moment de rigolade. Il suffit au mortel de chercher un peu sur Google pour trouver des vidéos, je laisse donc le lecteur faire la démarche tout seul, je ne veux pas m'impliquer dans ce débat houleux. Sinon, il peut cliquer ce lien-ci, ce lien-ci ou ce lien là. Mais, pour rigoler un peu avec moi, ce lien-ci aussi. Oui, on peut rire de tout, à condition que ce soit drôle.
Beaucoup de fumée, tout ça. De la matière grise qui fume. Pour revenir à nos blancs moutons, la matière noire quant à elle vient de franchir un nouveau pas dans le vide qui ne s'explique pas. Pour que le lecteur et l'auteur parlent de la même chose, je me permets de rappeler deux-trois trucs (j'ai du sang de prof dans les veines, faut que ça serve). On trouve la trace de l'existence de la matière noire dans des amas de galaxies, grâce à la déformation de la lumière. Explication. Les photons, ces petites billes qui sont l'essence de la lumière (le "C" de E=MC-au-carré, pour "celeritas", lumière en latin) vont à 300.000km par seconde, tout droit, sauf quand ils passent près d'un corps, auquel cas ils en subissent l'attraction et suivent une courbe qui tend à se rapprocher du plan de l'objet, pour reprendre leur droit trajet une fois libérés de ladite attraction. On en revient encore à cette notion de l'espace-temps qui a été évoquée dans une leçon précédente ; nous y avions fait une petite introduction à la 4ème dimension sur laquelle je ne reviendrai pas, je considère que vous en avez acquis les principes. Oui, c'est tout à fait susceptible de tomber à l'interro surprise de lundi prochain.
Dans l'univers on trouve des corps énormes un peu partout, et quand ils se regroupent pour former une galaxie, ça permet d'observer (de loin) ces déformations de la lumière, et par déduction calculer la masse de l'objet qui détourne la trajectoire des photons : on a - théoriquement - tous les éléments en main : la masse du photon, sa vitesse, et puis assez d'exemples dans l'univers. Plus un corps est gros, plus il attire, donc plus il est facile d'observer les changements de trajectoire. La Terre est plus grosse que la Lune -plus massive, pour être précis, ce qui fait que quand on se promène sur la Lune on ne subit pas une attraction terrestre mais lunaire, qui est beaucoup plus faible. Rappelez-vous les Dupondt qui dansaient de joie main dans la main dans "On a marché sur la Lune".
- Capitaine ! Professeur ! Tintin ! Ici Dupond et Dupont ! Nous ne sommes pas les premiers hommes à marcher sur la Lune !!
- Ah bon, comment ça ?
- Eh bien nous venons de trouver deux traces de pas !!!
- Ca doit être vous, comme dans le désert, vous avez dû tourner en rond.
- Impossible ! Il y a deux traces et nous sommes seuls !!
[De mémoire, ndr]
La matière noire ne s'observe pas, on n'en observe que les effets, c'est là toute la subtilité. On sait qu'il y en a parce que la lumière change de cap à certains endroits, comme si elle était attirée par quelque chose. D'où la déduction du Scientifique qu'il y a quelque chose. Notez que ces changements de cap par la lumière autour d'un corps témoin reviennent à... voir au travers de ce corps témoin, ou au moins "derrière". Dans le cas étudié, il n'y a pas de corps témoin, ce qui pourrait expliquer que l'on voie à travers, mais ne poussez pas l'ironie trop loin s'il vous plaît. Rassurons-nous, il y a des théoriciens scientifiques de la conspiration qui remettent en cause cette matière noire et sa soeur l'énergie sombre, comme ça l'équilibre de l'univers reste stable.
Bien sûr, si les trajets de la lumière sont courbes autour d'un corps, ils amènent l'image qui est derrière puisque l'image d'un objet telle que l'on la perçoit est en réalité composée des photons qui rebondissent sur l'objet et qui parviennent à notre rétine.
Le photon va tout droit : pas de problème.
Le photon dérape : image modifiée.
Soit une pomme P que l'on pose à la surface d'une rivière R d'un courant de vecteur C assez faible pour qu'on puisse la maintenir à sa place P' par la queue Q. On constate que R fait le tour de P pour continuer tranquillement une fois l'obstacle passé, au même C. La lumière fait à peu près le même chemin autour d'une planète, d'une galaxie ou d'un amas de galaxies, à la différence que la lumière n'est pas contrainte par les bords de la rivière, elle ne se rabat donc pas dans la direction initiale mais continue sur sa lancée dans l'exploration de l'espace.
La rivière ferait, autour de la pomme :
Alors que la lumière ferait, autour d'un amas de galaxies :
Le phénomène de la lumière est - théoriquement [do si la sol la mi] - imperceptible à l'oeil nu.
- Eh, mais l'eau accélère autour de la pomme, quid de la lumière ? Peut-elle aller plus vite que la limite temporelle qu'elle constitue ?
En effet, il est - théoriquement - impossible d'aller plus vite que 300.000km/s... L'analogie, tout comme l'astronomie, a ses limites. Mais c'est une autre question dont je partagerai peut-être mon envoutement si le coeur vous dit de me lire à nouveau.
Or donc, la matière noire ne se trouve - en théorie - qu'au sein d'amas de galaxies, puisque l'on n'en avait observé les effets nulle part ailleurs. Et bien sûr, devinez quoi [faudra que je travaille mes effets de manche] ? On vient d'en trouver au plein milieu de nulle part, dans le désert de matière ! On ne se l'explique pas, ça ne correspond à aucun modèle actuel ! C'est complètement fou !! Alors qu'on ne sait même pas ce que c'est que la matière noire !!! On vient de s'apercevoir qu'on voit au travers de quelque chose de transparent, mais qui ne devrait pas être là !! Vous vous rendez compte !!! Et dans le vide intersidéral, en plus !!?!
Oui, il y a des gens qui regardent au travers d'un truc qui n'existe peut-être pas, mais qui en tout cas devrait - théoriquement - être autre part.
[...]
L'énergie sombre, c'en est une autre, de paire de manches, on y fera un tour, mais avant il faudra qu'on discute des "Blue shift" et "Red shift". Non, ce ne sont pas des "stand-alone" de Half-Life mais c'est tellement passionnant et tellement flippant à la fois. Ces phénomènes... permettent... savoir avec précision... dans l'espace... vitesse de la lumière... l'Origine... le Pourquoi... les extraterrestres... et qui prouvent sans conteste qui a tué JFK.
J'ai dit une prochaine fois.
Sinon, Auckland, c'est un peu de pluie le matin, pas trop de soleil l'après-midi... Ca fait un an que c'est mon univers, je devrais pourtant m'y habituer...
Cet article est une personnalisation et une vulgarisation de cette excellente page sur laquelle vous trouverez des explications plus approfondies, plus scientifiques ainsi que de belles images à mettre en fond d'écran.
Quand on se balade sur Internet, on peut trouver des choses extraordinaires, et depuis que j'ai enfin une connection chez moi (2 mois pour y arriver, merci), j'ai de quoi m'occuper. En fait ça m'a tellement manqué que j'ai plombé 2Go en trois jours alors que je suis limité à 3Go par mois. Pas l'habitude d'être limité, ni dans le temps, ni dans l'espace. Merci Free, sa Freebox et sa Freeboptique.
Enfin voilà. La science est un monde à part, où les gens sont capables de s'étriper pour défendre, ou surtout descendre une théorie, en oubliant parfois que tous ses fondements théoriques ont toujours été remis en cause depuis la nuit des temps. De Darwin en passant par Newton, c'est la théorie de l'évolution, finalement.
- Mais moi je vous dit qu'il y a des cordes dans l'univers !!
- Mais non, triple idiot, puisqu'il y a 11 dimensions !!!!
On postule en ce moment, en tout cas c'est la mode, que l'univers est composé de 70% de quelque chose qu'on ne connait pas, ou plutôt qui devrait exister parce que c'est le résultat d'un croisement entre des calculs de savants qui cherchent à éclairer la pénombre, et la pénombre elle-même, observée depuis notre système planétaire (les échelles astronomiques). Oh, je ne juge pas ces théories, je suis bien mal placé pour jeter la première astéroïde. On postule deux choses en fait dans le cas qui nous intéresse, j'ai nommé la "matière noire" et "l'énergie sombre".
Oui, c'est vrai, on peut faire le rapprochement avec les trous noirs : sont-ils des objets dont le seul but existentiel est de tout bouffer sur leur passage, sont-ce des passages vers des univers parallèles ? Tan-tan-tan ! On le saura plus tard, peut-être, dans une prochaine dimension. Et je parie que quand on ("on" large) s'approchera de la limite de l'univers (si elle existe, mais est-elle seulement concevable ?), on appellera ça un "mur noir". Il est des mystères (sombres) qui feront date.
Et dire qu'on trouvera toujours un mercenaire prêt à encaisser des millions de dollars pour être filmé en direct en train de passer, pour la première fois de toute l'histoire l'humanité, la tête de l'autre côté.
- Non !! C'est le vide, n'y vas pas !! criera sa pauvre mère en larmes.
- 200 euros qu'il n'a plus de cheveux quand il revient, entendra-t-on dans un pub irlandais.
- Nous l'avons en plein dans l'axe, général ! S'il recule, sanction ! S'il se transforme en aliène, sanction ! s'exclamera un sergent-colonel du fier Corps des Marines de l'Armée Opérationnelle Intergalactique de la Fédération des Etats-Unis d'Amérique Terrestre du Système Solaire (celui de la Voie Lactée, 6ème branche Nord-est).
- Il devrait mourir sur le coup, mais sans souffrir, écriront les journaux.
Ces mystères... Comme par exemple pourquoi tout le monde croit que deux tours se sont écroulées au World Trade Center alors qu'il y en a eu trois.
Si, la troisième, nommée WTC 7, abritait entre autres des dossiers genre "tendu" du FBI, de la CIA (ils y avaient des tonnes d'archives, pas de chance !!), et tiens-comme-par-hasard les gros, poilus et huileux dossiers de l'affaire Enron dont j'ai oublié le nombre de centaines de milliards de dollars qui ont été détournés. Elle aussi - WT7 - est tombée à la vitesse de la chute libre, ce qui remet complètement en cause la théorie de l'attraction universelle de Newton. Et je ne parle pas des spéculations financières et historiques sur les deux compagnies aériennes impliquées dans les craches, une semaine avant les événements, comme si "on" avait prévu qu'elles perdraient de l'altitude, en bourse. Ca sens la thermite brulée, cette histoire.
Je ne veux passer pour un adepte des théories de la conspiration qui en général me font passer de bons moment de rigolade. Il suffit au mortel de chercher un peu sur Google pour trouver des vidéos, je laisse donc le lecteur faire la démarche tout seul, je ne veux pas m'impliquer dans ce débat houleux. Sinon, il peut cliquer ce lien-ci, ce lien-ci ou ce lien là. Mais, pour rigoler un peu avec moi, ce lien-ci aussi. Oui, on peut rire de tout, à condition que ce soit drôle.
Beaucoup de fumée, tout ça. De la matière grise qui fume. Pour revenir à nos blancs moutons, la matière noire quant à elle vient de franchir un nouveau pas dans le vide qui ne s'explique pas. Pour que le lecteur et l'auteur parlent de la même chose, je me permets de rappeler deux-trois trucs (j'ai du sang de prof dans les veines, faut que ça serve). On trouve la trace de l'existence de la matière noire dans des amas de galaxies, grâce à la déformation de la lumière. Explication. Les photons, ces petites billes qui sont l'essence de la lumière (le "C" de E=MC-au-carré, pour "celeritas", lumière en latin) vont à 300.000km par seconde, tout droit, sauf quand ils passent près d'un corps, auquel cas ils en subissent l'attraction et suivent une courbe qui tend à se rapprocher du plan de l'objet, pour reprendre leur droit trajet une fois libérés de ladite attraction. On en revient encore à cette notion de l'espace-temps qui a été évoquée dans une leçon précédente ; nous y avions fait une petite introduction à la 4ème dimension sur laquelle je ne reviendrai pas, je considère que vous en avez acquis les principes. Oui, c'est tout à fait susceptible de tomber à l'interro surprise de lundi prochain.
Dans l'univers on trouve des corps énormes un peu partout, et quand ils se regroupent pour former une galaxie, ça permet d'observer (de loin) ces déformations de la lumière, et par déduction calculer la masse de l'objet qui détourne la trajectoire des photons : on a - théoriquement - tous les éléments en main : la masse du photon, sa vitesse, et puis assez d'exemples dans l'univers. Plus un corps est gros, plus il attire, donc plus il est facile d'observer les changements de trajectoire. La Terre est plus grosse que la Lune -plus massive, pour être précis, ce qui fait que quand on se promène sur la Lune on ne subit pas une attraction terrestre mais lunaire, qui est beaucoup plus faible. Rappelez-vous les Dupondt qui dansaient de joie main dans la main dans "On a marché sur la Lune".
- Capitaine ! Professeur ! Tintin ! Ici Dupond et Dupont ! Nous ne sommes pas les premiers hommes à marcher sur la Lune !!
- Ah bon, comment ça ?
- Eh bien nous venons de trouver deux traces de pas !!!
- Ca doit être vous, comme dans le désert, vous avez dû tourner en rond.
- Impossible ! Il y a deux traces et nous sommes seuls !!
[De mémoire, ndr]
La matière noire ne s'observe pas, on n'en observe que les effets, c'est là toute la subtilité. On sait qu'il y en a parce que la lumière change de cap à certains endroits, comme si elle était attirée par quelque chose. D'où la déduction du Scientifique qu'il y a quelque chose. Notez que ces changements de cap par la lumière autour d'un corps témoin reviennent à... voir au travers de ce corps témoin, ou au moins "derrière". Dans le cas étudié, il n'y a pas de corps témoin, ce qui pourrait expliquer que l'on voie à travers, mais ne poussez pas l'ironie trop loin s'il vous plaît. Rassurons-nous, il y a des théoriciens scientifiques de la conspiration qui remettent en cause cette matière noire et sa soeur l'énergie sombre, comme ça l'équilibre de l'univers reste stable.
Bien sûr, si les trajets de la lumière sont courbes autour d'un corps, ils amènent l'image qui est derrière puisque l'image d'un objet telle que l'on la perçoit est en réalité composée des photons qui rebondissent sur l'objet et qui parviennent à notre rétine.
Le photon va tout droit : pas de problème.
Le photon dérape : image modifiée.
Soit une pomme P que l'on pose à la surface d'une rivière R d'un courant de vecteur C assez faible pour qu'on puisse la maintenir à sa place P' par la queue Q. On constate que R fait le tour de P pour continuer tranquillement une fois l'obstacle passé, au même C. La lumière fait à peu près le même chemin autour d'une planète, d'une galaxie ou d'un amas de galaxies, à la différence que la lumière n'est pas contrainte par les bords de la rivière, elle ne se rabat donc pas dans la direction initiale mais continue sur sa lancée dans l'exploration de l'espace.
La rivière ferait, autour de la pomme :
-Ô-
(Vue du dessus ou du dessous)
(Vue du dessus ou du dessous)
Alors que la lumière ferait, autour d'un amas de galaxies :
/Ô\
(Vue du dessus, d'à côté, du dessous...)
(Vue du dessus, d'à côté, du dessous...)
Le phénomène de la lumière est - théoriquement [do si la sol la mi] - imperceptible à l'oeil nu.
- Eh, mais l'eau accélère autour de la pomme, quid de la lumière ? Peut-elle aller plus vite que la limite temporelle qu'elle constitue ?
En effet, il est - théoriquement - impossible d'aller plus vite que 300.000km/s... L'analogie, tout comme l'astronomie, a ses limites. Mais c'est une autre question dont je partagerai peut-être mon envoutement si le coeur vous dit de me lire à nouveau.
Or donc, la matière noire ne se trouve - en théorie - qu'au sein d'amas de galaxies, puisque l'on n'en avait observé les effets nulle part ailleurs. Et bien sûr, devinez quoi [faudra que je travaille mes effets de manche] ? On vient d'en trouver au plein milieu de nulle part, dans le désert de matière ! On ne se l'explique pas, ça ne correspond à aucun modèle actuel ! C'est complètement fou !! Alors qu'on ne sait même pas ce que c'est que la matière noire !!! On vient de s'apercevoir qu'on voit au travers de quelque chose de transparent, mais qui ne devrait pas être là !! Vous vous rendez compte !!! Et dans le vide intersidéral, en plus !!?!
Oui, il y a des gens qui regardent au travers d'un truc qui n'existe peut-être pas, mais qui en tout cas devrait - théoriquement - être autre part.
[...]
L'énergie sombre, c'en est une autre, de paire de manches, on y fera un tour, mais avant il faudra qu'on discute des "Blue shift" et "Red shift". Non, ce ne sont pas des "stand-alone" de Half-Life mais c'est tellement passionnant et tellement flippant à la fois. Ces phénomènes... permettent... savoir avec précision... dans l'espace... vitesse de la lumière... l'Origine... le Pourquoi... les extraterrestres... et qui prouvent sans conteste qui a tué JFK.
J'ai dit une prochaine fois.
Sinon, Auckland, c'est un peu de pluie le matin, pas trop de soleil l'après-midi... Ca fait un an que c'est mon univers, je devrais pourtant m'y habituer...
Cet article est une personnalisation et une vulgarisation de cette excellente page sur laquelle vous trouverez des explications plus approfondies, plus scientifiques ainsi que de belles images à mettre en fond d'écran.
15 août 2007
Nouvelle "favicon"
J'ai installé une nouvelle "favicon" sur ce carnet, c'est la petite icône que l'on peut trouver dans la barre d'adresse de son navigateur et dans l'onglet de navigation. J'ai choisi un petit trèfle très joli.
Problème : si vous naviguez encore sur Internet avec ce gras et lourd dinosaure de Microsoft Internet Explorer(c)(TM), vous ne le verrez pas forcément. Dommage.
Mais soyons raisonnables. Il va falloir passer un jour à Mozilla Firefox de toute façon. Ou pourquoi pas à Flock, qui est un dérivé de Firefox, celui que j'utilise en réalité.
Petite citation du site xhtml.net (que je conseille à ceux qui veulent faire un peu de programmation de site internet) :
Un indice, le mauvais navigateur n'est pas Firefox. Et il est évidemment hors de question que j'implémente du code qui ne corresponde pas aux normes internationales. Je m'appelle pas Bill Gates, moi.
Problème : si vous naviguez encore sur Internet avec ce gras et lourd dinosaure de Microsoft Internet Explorer(c)(TM), vous ne le verrez pas forcément. Dommage.
Mais soyons raisonnables. Il va falloir passer un jour à Mozilla Firefox de toute façon. Ou pourquoi pas à Flock, qui est un dérivé de Firefox, celui que j'utilise en réalité.
Petite citation du site xhtml.net (que je conseille à ceux qui veulent faire un peu de programmation de site internet) :
"Il existe deux manières d’informer le navigateur de l’existence d’une icône pour la page, une bonne et une mauvaise, je vous laisse trouver le navigateur qui ne supporte que la mauvaise".
Un indice, le mauvais navigateur n'est pas Firefox. Et il est évidemment hors de question que j'implémente du code qui ne corresponde pas aux normes internationales. Je m'appelle pas Bill Gates, moi.
10 août 2007
7 août 2007
Sans commentaires
Comment faire pour avoir un système d'exploitation gratuitement ? Windows Vista, c'est non seulement cher, mais en plus il faut une grosse et moderne machine pour faire tourner tous les effets.
Je vous présente Compiz, le gestionnaire de fenêtres pour Linux.
Attention, prévoyez 5 minutes de visionnage. Si la vidéo s'arrête, cliquer sur pause et attendre que la barre de progression rouge soit plus avancée.
Pour les plus sceptiques, j'ai tout ça sur mon pc, à l'exception du fait que quand je déplie mon cube (j'ai 5 bureaux virtuels), les écrans se déplacent à gauche et à droite. J'ai pas trouvé comment rendre ces bureaux immobiles, j'en conclue que ça viendra dans la version suivante.
Je vous présente Compiz, le gestionnaire de fenêtres pour Linux.
Attention, prévoyez 5 minutes de visionnage. Si la vidéo s'arrête, cliquer sur pause et attendre que la barre de progression rouge soit plus avancée.
Pour les plus sceptiques, j'ai tout ça sur mon pc, à l'exception du fait que quand je déplie mon cube (j'ai 5 bureaux virtuels), les écrans se déplacent à gauche et à droite. J'ai pas trouvé comment rendre ces bureaux immobiles, j'en conclue que ça viendra dans la version suivante.
3 août 2007
L'échec des maths
L’équation semble simple, claire, fluide et limpide. Élégante, dirait le physicien. Ils sont anglophones de naissance, ils comprennent mal mon anglais, donc je parle mal anglais. Facile, en plus je suis français. Ô frustration amère. Pourtant pour moi cette équation relève du plus abject dévoiement sophiste du syllogisme, je parle du paralogisme, voire du "silly-logism" si vous me permettez cet angliciste néologisme. Un peu comme quand on dit "plus il y a de gruyère, plus il y a de trous, et plus il y a de trous moins il y a de gruyère, donc plus il y a de gruyère, moins il y a de gruyère". On sent, on sait que c’est irrationnel, impossible, que les fondement du raisonnement sont biaisés : c’est l’emmental qui a des trous, pas le gruyère.
Au bout de quelques mois en Irlande, les irlandais ne devinaient plus mes origines françaises. Oh, je ne dis pas qu’ils me prenaient pour un Irlandais, loin de là, mais j’avais réussi à enterrer mon accent assez profond. Dans cet article, "L'accent grâve", où je m’étais attaché à traduire de l’anglais irlandais, je crois me rappeler que l’une de mes conclusions était que l’anglais irlandais était sans doute plus à portée du français que l’anglais britannique. Ici, le "ômigôd" irlandais s’est transformé en "ômagad". Assez loin lui aussi du "Oh my god", n’est-il pas. "It deux pin’s" veut dire "ça dépend". Le "haggis" n’est plus l’estomac écossais de brebis farci aux intestins, poumons et autres entrailles, ça veut dire "Je devine, j’imagine". "Bid" n’est pas une offre mais un lit. Et un stylo se dit "pine".
Une Néo-Zélandaise avec qui je parlais famille m’a dit que la sienne se limitait à "two kids". – Leur âge ? – 3 ans, et 11 mois. Jusque là, pas de Révélations dignes de l’Apocalypse, sauf qu’à ma place vous auriez fait la même analyse que moi : cette charmante femme est tout de même très proche de la retraite pour avoir deux enfants de cet âge, les méfaits de la médecine auraient-ils encore frappé… J’ai dû faire une drôle de tête puisqu’elle m’a redit lentement qu’elle n’avait que "two kids". That's what she said. Elle parlait en vérité de ses deux chats, ce qui se dirait pourtant "two cats" en anglais véritable si je ne m’abuse. Heureusement que je n’ai pas eu le temps de prendre de nouvelles de leur père, ce sont deux bâtards qu’elle a récupéré sur le bord de l’autoroute. On aurait tous les deux pris l’autre pour un fou, ce qui ne facilite pas les relations de travail, et je sais de quoi je parle.
L’équipe avec laquelle je travaille est assez internationale : il y a deux australiens (ils disent quelque chose comme "ostrène", bless you, sans vraiment articuler quoi que ce soit), une kiwi, un maori (prononcer à peu près "moldi", ils roulent les "r"), un texan, un sud-africain, et de temps en temps un anglais. Celui que je comprends le mieux est, contre toute attente, le texan, qui est en fait, contre toute attente, quelqu’un de très cultivé, père de famille d’une quarantaine d’années, et une structure de vie avec laquelle je me sens, contre toute attente, la plus proche. Lui ne se limite pas à bouffer de la merde puis se lever à 5h du matin pour faire du djauguinne ou du fitenaisse comme c’est la loi en Australie chez les gens cultivés. Je vous ai déjà parlé de la différence entre un yaourt et un australien ?(*) Non, malgré les apparences, ça me fait très plaisir de dire du bien d’un américain, même s’il accumule les handicaps en venant en plus du Texas.
Le Kiwi, c’est l’équivalent du Frog (français), du Paddy (irlandais), du Wallaby (australien), du Springbock (sud-africain) ou du Rozbiffe (ben du rozbiffe, quoi), mais désigne le Néo-Zélandais bien sûr, quelle surprise. Pour ceux qui suivent donc, le Maori est une sous-famille du Kiwi, mais on fait quand même une différence, allez savoir pourquoi. Le politiquement correct a encore frappé avec sa discrimination positive. Enfin je dis ça, mais si vous voulez savoir ce que c’est véritablement que l’intégration des ethnies, venez en Nouvelle-Zélande, c’est impressionnant. Mais par quel miracle ??? Oh, à par du boulot pour tout le monde, je ne vois pas trop…
L’Australien bouffe ses mots comme sa Vegemite ("Proudly produced in Australia", je vois pas de quoi se vanter, vraiment) : un contact prolongé provoque maux de tête ou d’estomac. Quant à « l’anglais » parlé par les Maoris, il ne se comprend pas, il s’interprète. Je n’ai jamais été confronté à du québécois pur souche, sauf tout récemment grâce à cette excellente série que je ne saurais vous conseiller que trop vivement : Tête à claque. Décodeurs de 2ème et 3ème degrés indispensable. Bref, allez y faire un tour et vous comprendrez le sentiment que j’ai pu éprouver ici. Dans une phrase parfois un mot échappe. Dans un discours, parfois toute une phrase s’envole pour disparaître du radar de la compréhension. L’incompréhension est drôle à regarder si je prends les sourires de mes collègues comme indicateur, mais c’est quand même un poil compliqué quand il s’agit d’instructions de travail et puis je n’ai pas vocation à amuser la galerie, non mais.
Ah tiens, j’ai souvent une petite pensée pour mon beau frère quand je discute avec l’un des employés du client : il est Indien… Mais bon, on s’y fait, par courage féroce, volonté tenace... et parce qu’on n’a pas le choix. Je demande parfois à mes interlocuteurs de se répéter mais cette fois en anglais : sans être un expert de phonétique, on est super loin de la langue de Shakespeare. Je ne sais pas si on fait plus loin, d’ailleurs. On est à la frontière de l’espace ici.
Je ne peux décemment vous cacher qu’ils se demandent eux aussi des reformulations entre eux et moquent de leurs accents ou expressions respectifs.
Ben ça, moi, ça me fait doucement rigoler.
(*) Pour ceux qui débarquent ici, la différence est qu’au bout d’un moment, le yaourt a des chances de développer de la culture. C’est une blague.
Au bout de quelques mois en Irlande, les irlandais ne devinaient plus mes origines françaises. Oh, je ne dis pas qu’ils me prenaient pour un Irlandais, loin de là, mais j’avais réussi à enterrer mon accent assez profond. Dans cet article, "L'accent grâve", où je m’étais attaché à traduire de l’anglais irlandais, je crois me rappeler que l’une de mes conclusions était que l’anglais irlandais était sans doute plus à portée du français que l’anglais britannique. Ici, le "ômigôd" irlandais s’est transformé en "ômagad". Assez loin lui aussi du "Oh my god", n’est-il pas. "It deux pin’s" veut dire "ça dépend". Le "haggis" n’est plus l’estomac écossais de brebis farci aux intestins, poumons et autres entrailles, ça veut dire "Je devine, j’imagine". "Bid" n’est pas une offre mais un lit. Et un stylo se dit "pine".
Une Néo-Zélandaise avec qui je parlais famille m’a dit que la sienne se limitait à "two kids". – Leur âge ? – 3 ans, et 11 mois. Jusque là, pas de Révélations dignes de l’Apocalypse, sauf qu’à ma place vous auriez fait la même analyse que moi : cette charmante femme est tout de même très proche de la retraite pour avoir deux enfants de cet âge, les méfaits de la médecine auraient-ils encore frappé… J’ai dû faire une drôle de tête puisqu’elle m’a redit lentement qu’elle n’avait que "two kids". That's what she said. Elle parlait en vérité de ses deux chats, ce qui se dirait pourtant "two cats" en anglais véritable si je ne m’abuse. Heureusement que je n’ai pas eu le temps de prendre de nouvelles de leur père, ce sont deux bâtards qu’elle a récupéré sur le bord de l’autoroute. On aurait tous les deux pris l’autre pour un fou, ce qui ne facilite pas les relations de travail, et je sais de quoi je parle.
L’équipe avec laquelle je travaille est assez internationale : il y a deux australiens (ils disent quelque chose comme "ostrène", bless you, sans vraiment articuler quoi que ce soit), une kiwi, un maori (prononcer à peu près "moldi", ils roulent les "r"), un texan, un sud-africain, et de temps en temps un anglais. Celui que je comprends le mieux est, contre toute attente, le texan, qui est en fait, contre toute attente, quelqu’un de très cultivé, père de famille d’une quarantaine d’années, et une structure de vie avec laquelle je me sens, contre toute attente, la plus proche. Lui ne se limite pas à bouffer de la merde puis se lever à 5h du matin pour faire du djauguinne ou du fitenaisse comme c’est la loi en Australie chez les gens cultivés. Je vous ai déjà parlé de la différence entre un yaourt et un australien ?(*) Non, malgré les apparences, ça me fait très plaisir de dire du bien d’un américain, même s’il accumule les handicaps en venant en plus du Texas.
Le Kiwi, c’est l’équivalent du Frog (français), du Paddy (irlandais), du Wallaby (australien), du Springbock (sud-africain) ou du Rozbiffe (ben du rozbiffe, quoi), mais désigne le Néo-Zélandais bien sûr, quelle surprise. Pour ceux qui suivent donc, le Maori est une sous-famille du Kiwi, mais on fait quand même une différence, allez savoir pourquoi. Le politiquement correct a encore frappé avec sa discrimination positive. Enfin je dis ça, mais si vous voulez savoir ce que c’est véritablement que l’intégration des ethnies, venez en Nouvelle-Zélande, c’est impressionnant. Mais par quel miracle ??? Oh, à par du boulot pour tout le monde, je ne vois pas trop…
L’Australien bouffe ses mots comme sa Vegemite ("Proudly produced in Australia", je vois pas de quoi se vanter, vraiment) : un contact prolongé provoque maux de tête ou d’estomac. Quant à « l’anglais » parlé par les Maoris, il ne se comprend pas, il s’interprète. Je n’ai jamais été confronté à du québécois pur souche, sauf tout récemment grâce à cette excellente série que je ne saurais vous conseiller que trop vivement : Tête à claque. Décodeurs de 2ème et 3ème degrés indispensable. Bref, allez y faire un tour et vous comprendrez le sentiment que j’ai pu éprouver ici. Dans une phrase parfois un mot échappe. Dans un discours, parfois toute une phrase s’envole pour disparaître du radar de la compréhension. L’incompréhension est drôle à regarder si je prends les sourires de mes collègues comme indicateur, mais c’est quand même un poil compliqué quand il s’agit d’instructions de travail et puis je n’ai pas vocation à amuser la galerie, non mais.
Ah tiens, j’ai souvent une petite pensée pour mon beau frère quand je discute avec l’un des employés du client : il est Indien… Mais bon, on s’y fait, par courage féroce, volonté tenace... et parce qu’on n’a pas le choix. Je demande parfois à mes interlocuteurs de se répéter mais cette fois en anglais : sans être un expert de phonétique, on est super loin de la langue de Shakespeare. Je ne sais pas si on fait plus loin, d’ailleurs. On est à la frontière de l’espace ici.
Je ne peux décemment vous cacher qu’ils se demandent eux aussi des reformulations entre eux et moquent de leurs accents ou expressions respectifs.
Ben ça, moi, ça me fait doucement rigoler.
(*) Pour ceux qui débarquent ici, la différence est qu’au bout d’un moment, le yaourt a des chances de développer de la culture. C’est une blague.


