16 juin 2007

Quelques mots de l'hémisphère sud

Je profite d'un instant de répit pour écrire quelques mots. Non, je ne suis pas encore mort à la tâche...

Je n'ai passé que quelques jours à Sydney, mais chronologiquement il serait subtil de commencer par là. Quand on vous dit "Australie", vous, vous pensez à quoi ? A Crocodile Dundee ? Aux kangourous ? Aux slips du même nom ? Ne me dites pas "à la Foster", parce qu'en terme de bière, un vrai amateur appellerait plutôt ça de la pisse de chameau. Pfff... C'est même pas mieux en Nouvelle-Zélande...

Les locaux de mon entreprise se trouvent au CBD, "Central Business District", autrement dit ce n'est pas vraiment la brousse. Les seuls chapeaux typiques que j'aie vu étaient portés par des "Civil Rangers" ou quelque chose comme ça. Sinon l'habit des autochtones se résume peu ou proue à un bon vieux costard-cravate ou un tailleur pour les femmes.

Ma première observation a été le nombre très impressionnant d'asiatiques. Dans ce coin-là de Sydney, c'est au moins la moitié de la population. Et ils semblent très bien intégrés, vu le nombre de couples mixtes que j'ai croisé. Cette semaine m'a sourtout servi à me recaler sur l'horaire local, Sydney accusant 8h de décalage avec le méridien de Paris. Dans le mauvais sens bien sûr, on est en avance ici.

Certains me l'ont fait remarquer il y a 2 semaines, mon site a été inaccessible. J'ai cru que c'était parce que j'avais commencé une sérieuse mise en place d'une galerie de photos (si si), malheureusement il a fallu que je trouve tout seul que mon hébergeur Free avait volontairement effacé l'une de mes bases de données pour cause de spam... En effet, mon ancienne version de blog (dotclear) étant toujours en ligne, un certain nombre de spammeurs en ont profité pour écrire des milliers de commentaires sur mes articles, commentaires, vous vous en douterez, n'ayant pas vraiment de rapport avec le contenu de mes articles, mais plutôt des liens vers des sites où l'on apprend comment augmenter la marchandise ou prendre la pilule bleue pour pas cher.

Allez, je me suis accordé 10 minutes, maintenant il faut que j'y retourne. Je serai plus prolixe quand j'aurai un accès à Internet depuis mon appart, promis. J'ai plein de choses à dire, d'ailleurs. J'ai tout un billet à faire sur les accents, parce que là je déguste !

Ah, l'Irlande...

Ah "mi gôd"...

13 juin 2007

Je repars en hiver

Quelle poésie...

Il n'y a rien de plus émouvant que d'entendre un air d'accordéon quand, le regard perdu entre les nuages gris et la banlieue parisienne, les coudes posés sur une valise qui bouge au rythme des aiguillages, on s'apprête à quitter femme et patrie pour trois longs mois.


Je repars en hiver. Pourtant normalement, l'hiver n'arrive qu'une fois par an, non ? Après l'automne, l'hiver. Mais la grisaille de l'Irlande me manque, alors cette année j'ai décidé de faire hiver-printemps-hiver-automne, parce que.

Quand j'avais 3 ans, mon tout petit frère (ça change avec le temps) m'a rejoint à la maternelle. Comme tout grand frère qui se respecte, je me suis appliqué à lui expliquer les règles du jeu. Je lui ai dit, ce qui est resté dans les annales familiales, ces quelques mots : "tu sais, ce qui est important, c'est d'être le chouchou de la maîtresse". Depuis, malgré quelques virages (d'accord, dérapages) scolaires, je suis toujours resté dans la même ligne de conduite. Il faut dire qu'avec deux parents dans l'Education nationale, je n'ai jamais considéré les prof(-fesseurs !) comme autre chose que des êtres humains. Même si certaines gravures sur les tables du lycée m'ont bien fait rigoler, comme "si le lycée était un univers, la salle des profs serait la planète des singes".

Bref, entretenir de bonnes relations avec les gens autour de moi a toujours été très important.

J'ai gardé de bonnes relations e-pistolaires (par e-mail) avec mon prof de micro/macro-économie de première année d'école, qui a quitté sa chaire à l'ISCP pour un poste de consultant en Australie. Mon CV, relu et corrigé par lui-même, lui a plu, et de fil en aiguille m'a été donnée l'opportunité inégalable de faire ce stage de consulting à Sydney.

Ma mission se situe dans une entreprise Néo-Zélandaise, ce qui me permettra de faire un pélerinage sur la terre qui porte les meilleurs rugbymènes du monde (Ta-tanka ! Ta-tanka ! Ouuuu-ma-ga, Ouuuu-ma-ga !).

En revenant d'Irlande, j'ai pu me réadapter tranquillement au climat tropical parisien grâce aux gentils orages qui ont bien voulu nous claquer sur le coin de la figure pendant au moins deux semaines. J'ai appelé ça finement un "sas de dépression". Bah, temps pis, ici. "Il ne pleut jamais à Sydney", mon oeil. C'est pas grâve-grâve, me direz-vous, puisque je pars dans quelques jours pour la Nouvelle-Zélande, un peu plus au Sud. Oui, mais le Sud ici, ça veut dire le Pôle Sud, et c'est pas de la pluie mais de la neige que je vais avoir si ça continue.

Non, je ne me plains pas, je constate, c'est tout. N'empêche, j'espère bien pouvoir enfin regarder de mes yeux la Croix du Sud et la galaxie d'Andromède, si les nuages veulent bien repartir d'où ils viennent, au-dessus du Pacifique (oui, l'Océan Pacifique, comme dans les films). Depuis la rue ou depuis la chambre de mon hôtel, c'est difficile, puisque le CBD (Central Business Discrict) de Sydney, c'est la ville verticale. Horizon : des bureaux. On lève les yeux : des bureaux. On tourne la tête, des bureaux. Tiens, un arbre ! Moi je suis tout en bas, au 7ème étage.

Je rassure tout ceux qui aiment la littérature de haut vol, l'humour fin, l'exercice intellectuel (bref, les lecteurs avisés que vous êtes), puisqu'on m'a beaucoup posé la question : Oui, je continue à écrire sur ce blog, même si l'Irlande est déjà un chapître clos dans mes Mémoires.

- Et comment tu vas appeler ton blog ?
- Ben... L'Eire de rien... Aussie ! (*)


(*) Hem, on n'explique jamais les jeux de mots, mais Aussie, c'est juste le diminutif de l'adjectif "Australien". wink

7 juin 2007

Un bout de bois et une ficelle

Alors que je faisais des recherches sur la 4ème dimension, voici sur quoi je suis tombé : de très jolies fractales. N'hésitez pas à vous balader dans les dates proposées en vert et en haut de la page, c'est très joli. Tiens, elle est marrante, celle-là.

Un petit mot sur la 4ème dimension d'abord. C'est une notion assez complexe à saisir pour notre cerveau habitué à ne concevoir que 3 dimensions.

Parfois on parle de la 4ème dimension comme étant le temps. Par exemple, dans un espace à 1 dimension, on a pas le choix, si l'on veut déplacer un point, c'est en avant ou en arrière : imaginez une ficelle tendue et une perle qui représente le point sus-nommé. Une fois enfilé, pas possible de le faire sortir.

Avec 2 dimensions, c'est plus drôle. Il faut penser au jeu Tetris que tout le monde connaît, où le principe est de faire tourner des structures pour les faire s'emboîter et constituer des lignes. Là il n'est pas question que ces structures sortent de l'écran. La 3ème dimension donne la profondeur. Comme une pièce à l'intérieur de laquelle on peut déplacer des objets : sur le sol (dans ce cas c'est comme si on restait en 2 dimensions) ou sur les murs (dans ce cas on ajoute la 3ème dimension).

La 4ème dimension "temps" est aussi rigolotte, puisque dans ce cas on se retrouve dans des situations où le plus court chemin n'est pas la ligne droite. Le temps, c'est le mouvement. Prenez un cylindre de papier et placez la mine d'un crayon sur l'une de ses arêtes, et apprêtez-vous à tirer un trait. En 3 dimension, aller d'une arête à l'autre est simple, ça donne une ligne, comme on peut le constater si l'on déplie le cylindre. Mais avec notre 4D, on fait tourner le cylindre (par exemple). Donc le crayon, qui fait le même mouvement, abordera l'arête opposée dans le même laps de temps, sauf que si l'on déplie le cynindre, la ligne ne sera plus perpendiculaire aux bases du cylindre mais oblique si le cylindre a tourné de façon régulière, et ce ne sera plus une ligne du tout si le cylindre a tourné de manière erratique.

Je prends un autre exemple plus simple. Vous êtes dans le métro. En 3D, le chemin le plus court pour atteindre l'escalator est... la ligne droite. Eh bien maintenant mettez deux touristes Japonaises entre vous et l'escalator, vous conviendrez que le chemin le plus court pour atteindre l'escalator n'est plus la ligne droite puisqu'il faudra contourner l'obstacle. Ca marche aussi avec une petite vieille, bien sûr.



Back to les fractales. Il faut savoir que le phénomène a été observé "scientifiquement" dès la fin du XIXème siècle, dans le sud de l'Angleterre pour la plupart mais aussi aux Pays-Bas ou en Australie. Depuis, des gens ont même observé la formation du phénomène en direct. La formation d'un schéma prend une vingtaine de seconde, et l'on peut -dit-on- voir des boules blanches très lumineuses se balader au-dessus pendant ce temps. Il est aussi intéressant de savoir que les brins de blé qui sont pliés montrent, après analyse en laboratoire, des éclatements très singuliers à un niveau de l'épi très précis (qui ne se retrouve pas sur les épis d'à côté de la structure). On a trouvé comment faire cette déformation : il suffit d'exposer un épi de blé à une très forte radiation de micro-ondes.

Ah.

Pourtant on a eu l'explication de ce phénomène il y a un ou deux ans : ce sont bien deux papys qui pliaient l'herbe avec leur pieds, à l'aide d'un bâton et d'une ficelle. Fortiches, les vieux. Et très vieux, aussi.

On peut voir des vidéos de ces boules blanches ici par exemple. Remarquez que les lumières peuvent être les lampes torches des deux papys (qui en plus courent très vite).

Bien sûr en lisant les commentaires, on voit que certains sont certains que c'est un montage. Très pro quand même pour une vidéo qui date de 1995. Enfin. Faux ou pas faux, moi ça me donne des frissons dans le dos.

C'est une phénomène bizarre, tout de même. On a recensé plus de 10.000 "crop circles" dans le monde, et des mathématiciens (fous, donc), ont trouvé que ces dessins étaient parfois d'une complexité très dense, montrant des connaissances avancées dans le calcul des univers à plus de 3 dimensions.


Ben dites-moi, j'aimerais bien avoir le cerveau de ces deux vieux paysans quand j'aurai leur âge, moi.