Régime spécial
Un peu d'humour dans ce monde de brutes... Ah non, c'est l'inverse... Tiens ça me fait penser à ce pauvre étudiant syndiqué ou presque qui expliquait avec de grands gestes intimidants, devant les caméras du journal télévisé à un anti-bloqueur-de-fac que le vote à bulletins secrets était anti-démocratique. Il est loin le temps où l'université française formait des anti-cons. Et pour quoi toute cette agitation, au fait ? Pour une loi votée il y a plusieurs mois, dont le but est d'enfin chercher à retrouver un équilibre moins menaçant pour l'avenir de la France.
N'oublions pas que 11% (*) des diplômés de l'université sont toujours au chômage après trois ans ! Tout va très bien. La France forme quelque chose comme un quart des psychologues de l'Europe, mais il n'y a qu'un travail pour 5. Cherchez l'erreur. La solution est très simple : plutôt que d'envoyer sciemment tous ces étudiants au casse pipe, il faut réduire le nombre d'inscriptions dans les filières diplomantes de l'ANPE. C'est quand même fou qu'on ose s'attaquer à cette solution au nom de la liberté.
Ah ben oui, pour la plupart des filières, ce sont les entreprises qui donneront leur avis. Mais ça ne met pas en cause la liberté de la fac, et ça ne la met pas "sous la dictature de l'entreprise" comme je l'ai entendu. Ça sent fort le refrain-amalgame d'extrême gauche qui ferait semblant d'oublier que le type d'entreprise le plus répandu en France est l'artisanat.
Et quelque part, il va falloir comprendre que le marché du travail, bah c'est quand même un peu l'entreprise qui embauchent, donc c'est à peu près normal que les besoins de l'entreprise soient pris en compte.
À l'exemple de la droite décomplexée de Sarko, on dirait que le principe s'étend avec l'étudiant décomplexé qui ose se regrouper et affronter ses camarades anarchistes qui bloquent les universités. Puis l'usager décomplexé qui ose ne pas soutenir un mouvement dont le but est de maintenir des régimes trop spéciaux, dont tout le monde connait l'anachronisme et l'inégalitarisme. Allez, y a pas que dans le public que le travail est dur. Et qu'on me parle pas de nivellement par le bas. Merci, mais s'il faut réformer ce système de retraites, c'est bien parce que les générations futures (dont moi) ne pourront pas les payer à nos parents. De mon point de vue, le nivellement par le haut c'est justement réduire ces retraites qui sont parties pour durer des dizaines d'années.
Merci la bonne conscience envers ses enfants...
Ici, Steven Seagal, l'acteur de films d'action américain qui ne connait que deux expressions de visage (content - pas content) est pour cette séquence pas content à cause des grèves.
Quand une perle mérite de circuler. Non, pas en train, pas en bus, pas en métro pisqu'y en a pas. En tout cas, dimanche, il y a manif à 15h. Bah oui, à pied.
N'oublions pas que 11% (*) des diplômés de l'université sont toujours au chômage après trois ans ! Tout va très bien. La France forme quelque chose comme un quart des psychologues de l'Europe, mais il n'y a qu'un travail pour 5. Cherchez l'erreur. La solution est très simple : plutôt que d'envoyer sciemment tous ces étudiants au casse pipe, il faut réduire le nombre d'inscriptions dans les filières diplomantes de l'ANPE. C'est quand même fou qu'on ose s'attaquer à cette solution au nom de la liberté.
Ah ben oui, pour la plupart des filières, ce sont les entreprises qui donneront leur avis. Mais ça ne met pas en cause la liberté de la fac, et ça ne la met pas "sous la dictature de l'entreprise" comme je l'ai entendu. Ça sent fort le refrain-amalgame d'extrême gauche qui ferait semblant d'oublier que le type d'entreprise le plus répandu en France est l'artisanat.
Et quelque part, il va falloir comprendre que le marché du travail, bah c'est quand même un peu l'entreprise qui embauchent, donc c'est à peu près normal que les besoins de l'entreprise soient pris en compte.
À l'exemple de la droite décomplexée de Sarko, on dirait que le principe s'étend avec l'étudiant décomplexé qui ose se regrouper et affronter ses camarades anarchistes qui bloquent les universités. Puis l'usager décomplexé qui ose ne pas soutenir un mouvement dont le but est de maintenir des régimes trop spéciaux, dont tout le monde connait l'anachronisme et l'inégalitarisme. Allez, y a pas que dans le public que le travail est dur. Et qu'on me parle pas de nivellement par le bas. Merci, mais s'il faut réformer ce système de retraites, c'est bien parce que les générations futures (dont moi) ne pourront pas les payer à nos parents. De mon point de vue, le nivellement par le haut c'est justement réduire ces retraites qui sont parties pour durer des dizaines d'années.
Merci la bonne conscience envers ses enfants...
Ici, Steven Seagal, l'acteur de films d'action américain qui ne connait que deux expressions de visage (content - pas content) est pour cette séquence pas content à cause des grèves.
Quand une perle mérite de circuler. Non, pas en train, pas en bus, pas en métro pisqu'y en a pas. En tout cas, dimanche, il y a manif à 15h. Bah oui, à pied.
Regime special
Par Mozinor
(*) ajout du 18 novembre : les chiffres entendus à France Info étaient corrects. Je vous invite à lire cet excellent article sur les chiffres, symptômes et maladies de l'université française que je viens de trouver sur cette page. Écrit par Michael Texier, maître de conférence en physique à Marseille.
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