26 mai 2007

La case départ

Ca y est, pour de bon. Après une semaine à Paris, j'ai fait l'aller-retour à Athlone pour ma dernière épreuve, qui devait durer 3h (et non 2 comme il nous avait été dit). Anglais.

Parti le matin, revenu le soir du lendemain. Ca m'a donné l'occasion de retrouver tout mon petit groupe de potows, faire quelques dernières parties de PES6, boire quelques bières, et se dire que décidément cette année est passée bien vite, même si le temps a été un peu long dans la période de janvier-mars.

Je suis donc allé passer cette épreuve de 3h pour récupérer les 13 points qui me manquaient en sus du contrôle continu. En effet, l'épreuve de décembre, l'oral et l'interrogation par lesquels nous sommes passés cette année comptent pour un total de 30%. Mon score sur 30% étant de 27, le minimum pour valider une matière étant de 40%, le calcul est simple : il ne me manquait que 13 petits points. Mais comme l'expédition m'a coûté 26€ (navette pour Beauvais) + 57€ (avion) + 22€ (car en Irlande) + 32€ (cambriolage pendant la nuit) + 26€ (nourriture) = 163€, ca nous fait un total d'environ 163€/13 = 12,5€ le point. Paye ton exam, comme on dirait à l'ISC.

Nous avons eu en majorité des exercices de grammaire (concordance des temps, utilisation des 4 conditionnels, etc.) et une compréhension écrite, le tout sur une dizaine de pages.

En fait comme j'ai fini l'épreuve au bout de 30 petites minutes, j'ai pris le temps de relire, puis je suis sorti (là ça peut faire 163€/30 = 5,5€ la minute si l'on veut, c'est plus cher que la haute-laïne de France Télécom).


Mon séjour en Irlande est bel et bien fini, sauf si l'on considère la remise de diplôme qui aura lieu au mois de novembre. Je vais cependant continuer à publier mes mémoires virtuelles ici. Et je ne fais pas ça pour de l'argent, vu qu'en 6 mois je n'ai gagné que 10,09 dollars américains grâce aux publicités Google que vous pouvez regarder attentivement puisqu'elles sont placées intelligemment sur le côté gauche de cette page. Le principe est assez simple pourtant, mais comme je n'ai pas le droit d'inciter les gens à cliquer dessus, je ne le ferai pas (j'ai fait du droit américain à la fac, je suis couvert en disant ça).

Le retour s'est bien passé, même s'il fait très chaud à Paris et que les nuages sont peu nombreux (enfin c'est ce qui marque quand on revient d'un an en Irlande). Il fait au moins 20°C cool.

A part ça la Crusant est chez le dentiste pour se faire poser des plaquettes. Et puis des amortisseurs : les routes d'Irlande ne font pas de cadeaux, et c'est seulement à l'usage qu'on se moque moins des Irlandais qui ont tendance à aller faire des courses au supermarché d'à côté dans leur énorme 4x4-américain-qui-pollue.

J'ai bien retenu la leçon : même s'il s'agit d'une Clio, je ne l'emmènerai plus dans un garage Renault. Ils sont trop fort, ils savent toujours combien ça va coûter avant même d'ouvrir le capôt. A Paris comme à Athlone d'ailleurs. Ca doit être ça l'expertise d'une marque championne du monde de F1.

Ma précédente voiture avait comme ça reçu une estimation de frais pour se faire refaire le circuit électrique : "oh, comptez aux alentours de 3000€. Oui, c'est le problème, avec les vieilles voitures, ça coûte toujours plus cher". Elle était vieillasse, mais quand même. La Crusant quand à elle devait coûter 2000€ pour la remettre en état après notre achat (elle avait passé le contrôle technique et quelques défauts subsistaient). Elle a tout juste 16 ans, c'est une jeune fille d'à peine plus de 100.000km. Pendant ce temps, je pensais à ce reportage sur le coût d'entretient des voitures qui ne cesse d'augmenter : "bah oui, les voitures modernes, elles coûtent plus cher, c'est plus compliqué, hein. Ah, le bon vieux temps des Super 5 où tout était simple et ne coûtait rien..." Ca va j'ai compris, c'est pas les voitures qui coûtent plus cher, c'est les garagistes. Epi cétou.

A Athlone, nous avons dû changer les cardans... j'en ai profité pour demander un coup de lime et de peinture anti-rouille sur 3cm carrés (ce qui n'est pas anodin en Irlande, la rouille se développe très bien, merci), et de régler le problème du chauffage qui ne fonctionnait plus (là aussi, question de climat).

La peinture... ils m'ont mis une couleur bleue au lieu du gris-vert de la carosserie (ça se voit bon sang). Je me rapelle que cette histoire de peinture m'a coûté 78€, c'est cher payé pour 3 minutes, là aussi. Surtout qu'ils n'ont pas pris le temps de chercher la couleur. Quant au chauffage, ils m'ont dit avoir changé en effet une pièce qui avait grillé. Résultat, toujours pas de chauffage. Et une facture qui montre que les 3/4 du prix correspondent à la main d'oeuvre.

Alors quand elle s'est mise à sentir l'essence très fort et à faire sapin de Noël sur le tableau de bord ([sur un air paniqué] Allô Guillaume ? Ca pue et ça clignote, qu'est-ce que je fais ?), j'ai emmené la Crusant chez le garagiste Polonais d'Athlone. Le joint de culasse était mort, il est tout neuf maintenant, même si je n'ai pas eu de facture.


Un jour, j'achèterai une voiture neuve et on n'en parlera plus, non mais c'est vrai, à la fin, sans blague.

8 mai 2007

FYI

Ces trois lettres, que l'on trouve dans des courriers quand on travaille dans un entreprise, signifient que l'on est considéré comme bilingue.

Quand on les voit pour la première fois, ça fait bizarre. Comme le fameux "ASAP".

FYI veut dire "For Your Information", ASAP, "As Soon As Possible". Il y en a d'autres, je peux vous les rajouter si vous m'envoyez un petit courriel.

Remarquez que les deux vont rarement ensemble, puisque l'un ouvre un courrier qui ne doit par définition pas recevoir de réponse (on vous informe), l'autre clot un courrier en général pour dire qu'il faut répondre ASAP, ou faire telle ou telle chose ASAP. Mais on peut toujours avoir des surprises.

Mon travail de 2 ans à la banque m'a appris que FYI, en français, ça se traduit par "pour info", et qu'ASAP veut en fait dire "pour la veille". En gros, les garanties internationales étaient dans des banettes, classées par ordre d'urgence :

- urgent
- très urgent
- urgentissime
- très urgentissime
- pour hier (ou ASAP)

Je suppose que ce classement se retrouve dans un certain nombre d'entreprises. Et là, on doit traiter "des urgences pas très urgentes". Tout est relatif.

Enfin.

Donc, FYI, un petit point sur ce blog. Nous approchons les 18.300 visiteurs à l'heure où j'écris, mais les statistiques sont particulièrement volatiles en ce moment : depuis le début du mois de mai, Free enregistre une moyenne de 733 visites par jour. J'analyse cette augmentation par le fait qu'un certain nombre d'étudiants cherchent à se renseigner pour cause de départ à l'étranger imminent. Et puis il y a autre chose, mais je ne crois pas pouvoir vous en faire part.



N'insistez pas.



Ok, ok, je vais vous le dire.

Nous avons enfin Internet à la maison, et Clémence (ma tendre épouse, pour ceux qui l'ignorent encore) a tout de suite repéré le petit encart en haut à gauche. Grâce à elle, le "TOP 5" comporte enfin 5 noms. N'oubliez pas qu'elle est, elle, prof de français. Alors d'une relecture d'une seule, elle a déjà accumulé 5 points et m'a promis de prendre la place du prof d'économie qui culmine à une vingtaine de points. La prof d'anglais (ma Maman) n'est pas loin, mais avec le bac, elle stagne à 3 points, mais je la connais, elle va revenir dans la course. Décidément we are surrounded par des profs, ici.

Les couteaux sont tirés. On rappelle la règle : toute faute signalée sur un article en ligne compte pour 1 point, ce qui fait qu'une seule faute peut apporter plusieurs points. Mais attention : une faute qui s'avère ne pas en être une compte pour 1 point négatif.

Si vous voulez entrer dans le top 5, c'est tout à fait possible.

Mais un petit conseil : il faudrait vous y mettre ASAP.

7 mai 2007

Aigreur et arrogance

A chaque fois on peut le voir, c'est le syndrôme électoral.

On a eu peur. TV5 Monde a décidé de ne plus émettre que l'image et nous a coupé le son, sur tout Athlone au moins. Après s'être énervé sur notre télé (nous avons déménagé pour 2 semaines chez Jay), on a fait notre propre sondage, TV5 Monde n'émet plus de son.

Remarquez, est-ce bien grave. TV5 a le malin réflexe de faire, après quelques dizaines de minutes de retransmission du direct de France2, son propre plateau politique plein d'inconnus qui se plaignent que l'on ne parle pas assez de l'international. Nous avons Internet maintenant, et l'on avait le choix entre TF1, France2, France24, iTélé et j'en passe. Nous avons finalement opté pour TF1 car c'est la chaine qui nous envoyait le mieux son flux de strimingue. Et nous avions les résultats dès 17h (18h en France). Je ne voulais pas des estimations étrangères d'avant 20h. Chose qui semble difficile à comprendre pour une femme. En effet, malgré mes demandes, plusieurs amies m'ont donné des résultats par texto, courriel, ou messages instantanés.

C'est comme cette façon qu'avaient les femmes de la maison de me dire, il y a quelques années quand je devais manquer la retransmission d'un match de rugby : "Ben t'as qu'à enregistrer le match, tu le verras après, je vois pas ce que ça change !"

Moi non plus, je n'ai jamais vraiment mis de mots sur ce que ça change, mais je peux dire que ça change. Parce qu'un match en direct semble dire que tout est encore possible, alors que quand il est en différé, tout est déjà joué. Un peu comme si, finalement, on pouvait avoir une influence sur un match en le regardant.

Bref, l'élection de notre Président, c'est du sérieux, bien plus sérieux que la coupe du monde 2007 à Paris. Mais c'est un concept qui doit être typiquement masculin, parce que tous les hommes qui étaient avec moi hier soir ont réagi de la même façon que moi. "Méééé !! C'est pas possible, celle-là"

J'ai résisté très très fort à ne pas prendre position dans ce blog, ce que certains m'ont reproché. Mais au vu des réactions amères de certains de mes amis de l'autre camp à tel ou tel sous-entendu d'avant résultat, je crois que j'ai bien fait, certaines amitiés qui me sont chères sont ainsi restées intactes. Ce n'est pas aujourd'hui que ça changera.


Les notions de démocratie ont été parfois oubliées dans les médias d'information auxquels j'ai accès sur Internet. Les insultes, prises de position aggressives, positionnements indignes ont montré qu'un fort intérêt pour une élection va de pair avec un fort ancrage de ceux qui se répètent les mêmes stéréotypes toute la journée. Un "journal" comme Agoravox, pour lequel j'ai écrit 2 articles l'année dernière, m'a énormément déçu. Les commentaires à un article sont aussi importants que l'article lui-même, en temps normal. Mais là, sur les 7 articles présentés par Google sur ma page d'acueil personnalisée, 7 sont anti-Sarkozy. Je voudrais dire à ceux qui relisent les articles avant de les mettre en ligne que leur journal a perdu tout l'intérêt que je lui portais avec cette prise de position radicale. Parce qu'être anti-Sarkozy (comme être anti-Royal), c'est un droit, mais ce n'est pas de l'information, surtout quand il s'agit d'alimenter des rumeurs des plus farfelues et nauséabondes. Il suffit de voir les réactions de certains dont les articles ont été refusés "parce que partisans à quelques jours du second tour", qui copient-collent leur article en commentaire (et en protestation), qui se trouvent en général être une simple prise de position pro-Sarkozy.

Alors voilà. Personne n'est dupe, dans un journal classique, il est impossible de rester neutre car il y a une équipe de journalistes qui est consciente de son rôle. Et puis quand on lit le Canard, Marianne, l'Huma ou Libé, ce n'est pas pour avoir un avis neutre. Or Agoravox est nommé par ses propriétaires comme un "média citoyen", on est donc en droit, puisque c'est son principe, d'attendre des avis et des argumentaires de tous bords. J'ai attendu, attendu, ça n'est jamais venu, zaï zaï zaï zaï. Je me demande même si la personne responsable habituellement des sélections d'articles n'est pas tout simplement partie en vacances pendant les élections, pour se faire remplacer par un stagiaire encarté à la LCR.

Voilà pour ma diatribe contre un site qui pourtant a tous les arguments pour être vecteur d'informations qu'on n'a pas forcément quand on regarde les infos à la télé (voir mes deux excellents articles !!).


Donné vainqueur par le peuple, un camp politique peut, une fois sur les plateaux télé, faire preuve d'humilité. Mais la satisfaction est obligatoirement dans le coin, ce qui amène certains gagnants à avoir des mots très ironiques à l'égard des vaincus. Le PS, qui ne sait pas à quel sein se vouer (entre Hollande, Royal, Fabius, DSK), a tenté contre toute surprise de faire croire que ce qui était important pour la République, c'est une cohabitation, s'est vu répondre par le ministre de la culture que ce n'est pas vrai, et qu'en plus les partis d'opposition sont "du poil à gratter). Copé, qui est pour sa part assez sûr de lui en général (dans le genre auto-satisfait on fait difficilement mieux), nous a tous bien fait rigoler dans son coup bas à Besancenot : "détendez-vous, ça va bien se passer" et "arrêtez de nous faire plaisir", quand ce dernier lançait déjà ses menaces de révolution et d'émeutes.

Tout ça pour dire que, de façon neutre, il faut toujours regarder les débats après-élection ; quel que soit le camp auquel on appartienne, on trouvera toujours les vainqueurs arrogants qui enfoncent le clou et les vaincus aigris qui tentent de sauver la face. Un peu de recul fait de ces débats un véritable sketch.

C'est ça aussi, la politique.

3 mai 2007

L'accent grâve

- Hazigône !
- Haïoudoun !

Voici les deux mots qu'il faut absolument connaître en Irlande. Ce n'est pas du Gaélique. C'est de l'anglais. Mais si, un petit effort... Ca veut dire "How is it going" et "How are you doing". Des phrases, comme en Français, où l'on a perdu le sens de la question et pour lesquelles on n'attend pas de réponse réfléchie. Genre :
- "Ca va ?"
- "Ca va et toi ?"
- "Moi, ça va"
Etc, revoir le squetche de Coluche. A part ça ? Ben ça va.

Je me rappelle notre proprio, à qui l'on s'était plaint de voir la facture de gaz multipliée par 3 alors qu'on a coupé le chauffage depuis des mois. L'estimation de notre consommation au 29 mars, telle que donnée sur la facture, était de 541kWh. J'ai même suggéré que la facture du n°20, Brookview, était affiliée à un autre compteur que celui de notre appartement.

Le proprio, qui est un businessman, a donc vérifié avec nous les compteurs. Au 30 avril, le compteur était à 420kWh, soit plus de 120kWh malgré un mois écoulé depuis la facture. Là, il s'est retourné vers moi et m'a dit :
-Dats eu fôquinne chchchaït, ia nô ouaminne ? Eu fôquinne chaït !
Il voulait dire, bien sûr :
- That's a fucking shit, you know what I mean ? A fucking shit !
Traduction : "c'est de la putain de merde [ce système de facturation du gaz, ndr], tu vois ce que je veux dire ? de la putain de merde". J'accorde que c'est du vocabulaire fleuri, mais l'Irlande est avant tout une puissance agricole de premier plan. Alors les fleurs, ils connaissent. Faut dire qu'il gère des dizaines d'appartements, alors refaire les calculs à chaque fois, il y a de quoi s'énerver.

C'est marrant, mes amis Coréens de l'Institut disent plutôt "chète", les Français plutôt "chitte".


Le "Hazigône" doit s'accompagner d'un coup de mâchoire sur le côté. Ou d'un coup de tête de l'autre, si l'on veut. Et on le dit à n'importe qui dont on croise le regard dans la rue, ou qui se tient à l'entrée du pub où l'on se présente.

Le "Haïoudoun" est plutôt réservé aux gens que l'on connaît mais se dit d'un coup de mâchoire en avant. C'est très subtile, mais personne n'en veut à ceux qui se trompent entre les deux.

Je pourrais parler des espagnols qui, s'ils sont impressionnants dans leur apprentissage de la langue anglaise (ils sont arrivés avec les connaissances d'anglais que j'avais au bout d'un mois en 6ème) ont étrangement tous les mêmes impondérables dans le langage. Par exemple, ils conservent le "h" aspiré à l'espagnole. Pour le comprendre, dites le "h" anglais, puis serrez la gorge et remontez le fond de la langue vers le palais (sans s'étouffer non plus). Ca fait un bruit très particulier. Un exemple vaut toujours mieux qu'un discours, dis-je souvent. C'est parti, présentation d'elle-même d'une étudiante espagnole, après 8 mois à apprendre l'anglais sur place.
- I am ène estudiante, I live in Espain, I hhhhave not sleeping well tonight because I was bély bély(*) drunk.
(*) Je l'avais oublié celui-là, le "v" ils ne le reconnaissent pas toujours.

On se moque... parce que c'est facile et qu'on les aime bien. Ils sont Latins, eux aussi.

Une Française a dit, texto, cette phrase qui m'a fait recracher une gorgée de café (de rire, je croyais qu'elle faisait exprès...) :
- If you wasn't telling to me zat, I can't know.

A tes souhaits.

Allez, puisque j'y suis, je vous raconte la dernière blague qui concerne les étudiants internationaux. Le Monsieur qui s'occupe de l'emploi du temps des examens, très respectable puisqu'il a une secrétaire, est harcelé par des représentants de notre groupe depuis le mois de mars afin qu'il se décide à fixer les dates de partiels. En effet, plus on attend, plus les prix de nos retours vers nos patries montent. Il y a une semaine, l'emploi du temps définitif est enfin sorti sous forme de tableau Excel(TM)(C)(all rights reserved)(we trial at sight). Déjà, on lève tous ensemble le sourcis droit. Inutile d'essayer d'évangéliser un Irlandais de plus de 50 ans sur l'intérêt des logiciels libres, alors se permettre de soulever le point qu'un tableur comme Excel(TM)(C)(all rights reserved)(we trial at sight) n'est pas l'outil adapté, je ne me le permettrais jamais. Mais bon, une simple recherche sur un site comme Framasoft suffit pour découvrir des centaines de logiciels compétents et gratuits. Bref, là n'est point le sujet. Faire un emploi du temps pour 5.000 étudiants sous un tableur, ça explique pourquoi il sort si tard.

En regardant de plus près (apprétez-vous à soulever le second sourcil avec moi), quelle ne fut pas ma surprise ? Je constatais avec consternation que les 4 épreuves que je dois passer sont étalées sur plus de 2 semaines. Ca fait long. Mais le vrai problème, c'est qu'il me faut patienter 9 jours entre la 3ème et la dernière épreuve, qui se trouve être une épreuve de 2h d'anglais.

C'est inadmissible.

Ou alors, seconde explication, c'est que cette personne ait voulu nous faire comprendre qui est le chef (on a remué tout l'Institut, tous les chefs de département, sans succès). Et dans ce cas, c'est inadmissible.

La menace de mettre cet incident dans nos rapports Erasmus, qui a fait pâlir certains responsables, n'aura rien fait.

C'est que, quand on a des stages à faire (ce qui ne concerne pas vraiment les étudiants Irlandais), on apprécie que l'emploi du temps vienne assez tôt de manière définitive.

Mon école (qui vient de se voir renouveler le droit de délivrer le grande de Master pour 3 ans, le maximum, et qui vient d'intégrer - enfin la conférence des grandes écoles), comme beaucoup d'autres en France, nous permet de nous préparer assez tôt en nous donnant dès la rentrée les emplois du temps de toute l'année ainsi que la semaine de partiels.

Le fait de passer plusieurs épreuves le même jour relève ici de la science-fiction. Il faut bien avoir deux ou trois jours entre deux épreuves pour retailler ses crayons, non ? Les Irlandais rendent leurs devoirs et partiels écrits au crayon gris, allez savoir pourquoi.

Allez, je me calme, de toute façon on n'y peut plus rien. Je ramène ma femme le 16 à Paris, je ferai un aller-retour pour les 2h d'anglais le 24. Dire qu'il me faut moins de 15 points sur 100 pour valider cette matière. Vous ne pouvez m'entendre, mais je suis en train de dire/faire des "h" à l'espagnole.

Je vais reprendre mes révisions, parce que j'ai quand même une semaine pour ne faire que ça. Heureusement, le soleil est là, il fait au moins 20C° dehors, et les Irlandais on tous troqué les paquets de chips pour des cornets de glace, qu'ils mangent avec gourmandise, la main libre reposée en général sur la partie horizontale supérieure de leur ventre. Clémence lit Proust en débardeur dehors. Ca ravive le bronzage, dit-elle. De mon côté, je n'ai pas de chance, j'ai commencé à peler sévèrement du tibia gauche.

Curieusement, les Irlandaises, qui n'hésitaient pas à se mettre en ceinture pendant l'hiver (cf un précédent mien article en lien plus haut), sont toutes en pantalon depuis le début de la canicule.

Bah oui, 20°C de température et un soleil qui est à 45° au dessus de l'horizon, c'est le coup de soleil assuré.

Mais Boca Chica, c'était pas mal non plus ;)